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Une passion en lien avec la Course

mardi 13 novembre 2018, par Laura Vlacic

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Le costume m’a accompagnée dès le berceau. J’ai fait mes premiers défilés emmaillotté avec ma tante. Petite j’ai pratiqué durant quelques années la danse folklorique, mais l’association a ensuite fermé et je n’ai pas continué ailleurs. C’est donc en « solitaire » que j’ai continué mon petit chemin, en toute discrétion, me costumant uniquement pour mon village natal, Aureille, et mon village de cœur, Mouries.
Est venu ensuite le grand jour des festo vierginenco, le choix de ma marraine m’a paru évident, ce serait ma tante car c’est avec elle que j’ai fait tous mes défilés, elle est également ma marraine « civile ».
L’année suivante a été enfin l’accès au ruban vierginenco et au costume soyeux, celui qui fait rêver !
Je n’ai jamais essayé d’autre costume que le contemporain, mais je trouve celui-ci tellement beau qu’il m’est difficile de m’imaginer en porter un autre !
Vers mes 18 ans l’idée de me présenter a l’élection de reine du ruban de Mouries m’a trotté dans la tête... mais je suis Aureilloise et pense donc ce titre inaccessible, pourtant mon arrière grand mère avait été demoiselle d’honneur de la toute premier reine de ruban !
Ce n’est qu’en 2014 que je me suis lancée dans l’aventure et ai tenté ma chance. Contre toute attente j’ai été élue XVI ème reine du ruban de Mouries !
Mais ce règne n’aurait pu être possible sans Julia, car je n’étais pas autonome et c’est elle qui s’est entièrement occupée de moi, de la coiffure à la couture.
Ces deux ans m’ont permis de « sortir » de mes deux petits villages et de rencontrer beaucoup de personnes passionnées, ce qui était toujours très enrichissant. Cela m’a également permis de m’affirmer un peu plus. Etant très discrète et timide de nature j’allais très peu vers les autres, il y a pourtant tant à apprendre !
Mais pour moi le costume est également très associé à la course camarguaise, et c’est aujourd’hui plus souvent que je me costume pour une capelado qu’un défilé.
De toute petite mon grand-père m’emmenée aux courses de taureaux, la passion est restée depuis ce temps là. Aujourd’hui je vais voir environ 80 courses par an, c’est ça d’être avec un raseteur qui est aussi gardian ! Je vis donc plus de la moitié de l’année entièrement plongé dans nos si belles traditions, qui je l’espère vont encore perdurer de très longues années ! »

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